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Le téléphone portable, les élèves, les enseignants ...

Commencer au début : Ma première mission en tant qu’enseignant.
Article précédent : Les vacances c’est tip-top

Le téléphone portable est mon pire cauchemar. Il donne lieu aux affrontements les plus violents entre élèves et enseignants, surtout quand on décide de confisquer l’objet du délit.

Le contexte

Lorsque j’étais lycéen, les téléphones portables n’étaient pas très répandus, et je me souviens que c’est en première année de maths sup. que j’ai eu mon premier téléphone portable, et à l’époque (en 1998), seulement les deux tiers des élèves de ma classe avaient un téléphone portable.

Aujourd’hui, 98% des élèves en classe de seconde ont un téléphone portable.

Et si le règlement intérieur de mon lycée est très ferme sur le sujet, les élèves eux prennent quelques libertés avec le dit règlement, et n’hésitent pas à contester ouvertement les tentatives de confiscation.

Errements d’un débutant

L’année précédente, lors de ma première année d’enseignement, j’ai découvert avec stupeur que les élèves n’hésitaient pas à consulter leurs SMS et à répondre en classe.

Persuadé qu’ils comprendraient, j’ai essayé la méthode douce, expliquant calmement que l’usage du portable en classe était interdit, et que si ils continuaient je leur confisquerais le dit téléphone.

Le problème avec les menaces, c’est qu’un jour, il faut mettre à exécution pour que cela ai un effet dissuasif.

Première année d’enseignement, premier mois, 1ère ES :

Un téléphone sonne en classe, surpris et angoissé sur la réaction à avoir, je fais une remontrance à l’élève, remontrance assez musclée. Deux semaines plus tard, un autre téléphone sonne en cours ... et je manifeste alors mon agacement et au moment ou je m’apprête à faire la leçon je me rend compte que c’est mon téléphone qui sonne ... Comme je n’avais pas fait d’humour, ils n’en firent pas non plus, et au final j’étais gêné et très embêté. J’ai fait cette même bêtise dans mon autre classe, et au niveau crédibilité, c’est très moyen.

Première année d’enseignement, troisième mois, 1ère ES :

Après avoir menacé de sanctionner, menacer de confisquer, j’ai décidé de passer à l’action. Ce jour là, je constate qu’une élève au fond de la classe lit ces SMS. Je m’énerve, commence ma leçon de morale et lui demandant de me donner son téléphone, ce qu’elle est presque prête à faire, mais au moment ou j’arrive devant elle je rajoute : « Il va passer une semaine au coffre ».

Et là, c’est le drame, elle refuse de me donner son téléphone. Avec la chance que j’aie, il a fallu que je choisisse de faire un exemple avec un leader fort. Je me retrouve devant elle, à m’énerver, à ne pas savoir que faire (...) Après mettre énervé, l’avoir menacé de tous les mots, je n’ai pas d’autre solution que de lui demander son carnet qu’elle me donne, car elle s’en moque, et de lui demander d’aller en étude.

Elle refuse d’aller en étude, je demande alors au délégué d’aller chercher Madame la proviseur, sentant les problèmes arriver elle accepte de partir, en m’invectivant d’un « Vous êtes en train de vous faire détester de tout le monde » ou d’une expression menaçante similaire.

Tout le monde comprendra que je ne pouvais pas garder en cours cette élève insolente, mais on peut noter également que l’exclusion est une fuite pour ne pas affronter le problème.

Bref, après m’être fait « ridiculisé », j’ai compris que pour les élèves qui utilise le téléphone, je n’avais qu’à ne pas les voir, les ignorer en somme.

L’élève exclu fut collé et reçu un avertissement discipline, cela ne lui fit aucun effet, elle continua à utiliser ostensiblement son téléphone en classe, alors que moi j’enrageais intérieurement, impuissant et déçu de ma non gestion de ce problème.

Deuxième année, nouveau départ

Lors de la rentrée scolaire, je rappel dans chacune de mes classes que comme il est indiqué dans le règlement intérieur de l’établissement, l’utilisation du téléphone portable est interdite en classe, et que tout téléphone qui serait aperçu sera confisqué.

Une fois ce rappel fait, il va falloir tenir et faire quelques exemples, car il est certain qu’ils vont tester.

Cette année là, j’ai trois classes : 1ère Es ; 1ère SMS et 2nd5.

Deuxième année d’enseignement, premier mois, 2nd5 :

Avant la fin du premier mois, les secondes ouvrent le bal, et j’aperçois au fond de la classe une élève qui manipule son téléphone. Je me dirige sereinement vers elle, et je lui demande simplement son téléphone, elle me le donne en passant peut-être que je le lui rendrais à la fin de l’heure, je retourne au tableau et explique que à toute la classe que comme indiquée au début d’année, le téléphone sera confisqué pendant une semaine.

A la fin de l’heure, la propriétaire du portable tente une approche subtile, en m’expliquant qu’elle ne regardait pas ses SMS, mais uniquement l’heure.

Depuis ce jour là, je ne dis plus : "Je t’ai confisqué ton portable car tu lisais tes SMS" mais "Je t’ai confisqué ton portable car tu le manipulais en classe". Ils sont capable de mentir les yeux dans les yeux pour sauver leur portable, c’est un fait.

Quittant la classe en pleur, elle comprend que son téléphone lui fera défaut pendant une semaine, elle tente également une approche du type : "J’en ai besoin pour appeler ma mère qui vient me chercher à l’arrêt de bus", mais je bien décidé à ne rien négocier.

Le lendemain, l’élève en question est au premier rang, et exige de passer au tableau pour corriger les exercices.

 ;-D

Bien entendu, quand vous confisquez un portable, l’effet sur les élèves est comparable à un scandale, tous en parle, et je sais que mes autres classes l’ont également appris.

Deuxième année d’enseignement, deuxième mois, 1ère SMS :

Une fois l’effet immédiat passé, je constate que les portables tentent de timides sorties des sacs, et au premier constat, je fais un court rappel au règlement, suivi du récit de l’élève qui en pleur, a eu la malchance constater ma fermeté sur le sujet.

Au bout d’un mois, l’effet mémoire s’étant dissipé, et ayant fait un rappel un et unique, je constate qu’une élève de 1ère SMS lit joyeusement ses SMS.

Ni une ni deux, je m’approche d’elle, lui demande son téléphone qu’elle me donne, puis je recommence mon sketch, il faut profiter de la confiscation et de « l’effroi » des élèves pour refaire un rappel au règlement.

A la fin de l’heure, j’ai droit à ma scène d’hystérie, accompagné d’argument chocs :

L’élève : J’en ai besoin ce week end.

Le prof : A vrai dire ce n’est pas mon problème.

L’élève : On doit sortir en boîte, ma mère ne me laissera pas sortir sans mon téléphone.

Le prof : J’en suis navré mais la prochaine fois tu ne l’utiliseras pas en classe.

L’élève : Je ne l’utilisais pas, je regardais l’heure.

Le prof : On va arrêter là, je n’ai pas de tapis à vendre, ton téléphone est confisqué point barre, il passera une semaine au coffre.

L’élève en partant : Ma mère va appeler le lycée ....

Ni une ni deux, je fille rencontrer les directeurs, les CPE, car rien ne serait pire que d’être désavoué ...

Une heure plus tard, l’élève m’attend devant la salle des profs, en me demandant si j’accepte de le lui rendre ou s’il est nécessaire que sa mère appelle le lycée.

Je lui explique qu’il est inutile d’appeler le lycée, que la direction de l’établissement est déjà au courant et approuve la sanction.

Argumentant que dans ce cas sa mère va venir récupérer le téléphone, je lui explique que si elle vient je la recevrais avec grand plaisir, que l’on a justement beaucoup de chose à se dire, mais que dans tous les cas, elle ne repartirait pas avec le téléphone.

Je dois bien avouer que j’ai eut une sacrée poussée d’adrénaline, et qu’il m’a fallu enchainer les entretiens avec le personnel de direction car tout désaveux aurait été catastrophique.

Cette élève m’en a bien voulu pendant quelques semaines, puis elle a appris, comme les autres, à ne pas utiliser son téléphone en classe. Comme quoi, un peu de fermeté cela ne fait pas de mal.

Je profite de cette deuxième confiscation pour faire une mise au point dans mes classes :

Vous savez probablement que je confisque les téléphones portables si vous les manipulez en cours.

Si votre portable sonne en classe, je vous demanderez simplement de l’éteindre, car il arrive à tout le monde d’avoir oublié d’éteindre son téléphone, même à moi.

Par contre, si je vous vois avec le téléphone dans les mains, peu importe la raison, il sera confisqué une semaine, et ce même si vous en avez besoin pour rentrer chez vous.

Si vous faites le choix délibéré de passer outre la consigne, vous devrez en assumer les conséquences.

Une journée horrible

Ce mardi matin là fut le début d’une journée horrible.

Il est 9h20, quand l’une de mes élèves de seconde lit tranquillement ces SMS, l’élève en question, paumé, semble seul dans la classe, et ne travaille pas.

Je me présente alors devant son bureau et je lui demande son téléphone portable.

Elle refuse.

Je lui demande si elle certaine de vouloir refuser et d’en assumer les conséquences ?

Elle tente de négocier une autre sanction. Heure de colle, exclusion de cours etc ...

Je retourne a mon bureau, et j’explique que je le cours ne reprendra pas tant qu’elle ne m’aura pas donné son portable, et que au plus j’attendrais, au plus le portable sera confisqué

Elle commence alors à ranger ses affaires, en expliquant qu’elle va en étude.

Je me retrouve alors contraint de fermer à clefs les portes, car elle serait réellement sortir.

Au bout de quelques minutes, elle demande à me parler à part, dans le couloir, et elle m’explique que elle ne peut pas me donner son téléphone portable, car elle à besoin de contacter un ami pour dormir chez lui ce soir.

La faisant parler un peu et je comprends qu’elle est sérieusement en train d’organiser une fugue, et que ce n’est pas une blague, même si elle n’appel pas ça une fugue ... J’exige alors le portable, car je lui explique que je ne la laisserais pas organiser sa fugue, et c’est alors que j’ai droit au chantage au suicide.

Le problème, c’est que c’est crédible.

Je me retrouve alors dans le couloir, avec en face de moi une élève en pleine crise, parlant de fugue et de suicide et une classe que j’ai laissé sans surveillance ...

A dix heure, dans le bureau du CPE on essaye de dénouer le sac de noeud, ayant cours juste après avec mes 1ère ES, je fais rentrer mes élèves en classe, et je leur demande de corriger les exercices et de se tenir à carreau, comme ils sont une dizaine tout se passe bien, et pendant ce temps avec l’équipe pédagogique, on essaie désespérément de trouver des solutions pour cette élève en détresse.

Quand je rejoins mon cours, je suis sans perturbé, je ne trouve plus mes mots, j’hésite … et je commence à revenir sur les exercices qui ont été corrigés au tableau ...

Et là c’est le drame.

Une élève est en train de lire ses SMS.

(...)

Mon sang ne fit qu’un tour, je lui demande son portable, elle me le donna en tentant de m’expliquer quelque chose que je refusais d’entendre ...

Constatant que l’élève s’effondre en pleure, je prends conscience qu’il y a un gros problème, et je me souviens alors qu’il y a de gros problème de santé dans sa famille proche ...

Depuis on a un accord avec cette élève, si elle doit recevoir un appel elle me le dit au début de l’heure, et quitte discrètement la classe, de même pour recevoir ses SMS. Elle n’en abuse pas, c’est l’essentiel.

Certains pourraient être choqués par cette tolérance, mais l’année dernière j’avais soutenu tout un argumentaire face à mes élèves, leur expliquant que le téléphone devait être éteins, et que les mauvaises nouvelles, ils les apprendrait à la fin de l’heure, comme ceux qui n’ont pas de portable, et que apprendre un décès en plein cours ou à la fin de l’heure, cela ne change rien ...

C’est alors que tenant ce discours de raison (dur il est vrai) une élève a éclaté en sanglot, son frère c’étant tué le mois précédent en moto ...

Comment tenir un discours argumentatif face à une telle situation.

Deuxième année d’enseignement, divers petits accros

Deuxième année d’enseignement, quatrième mois, 1ère SMS :

Après avoir confisqué le téléphone, je l’ai confié au CPE, et la mère de l’élève est venue discrètement le récupérer, je l’ai appris par hasard le soir, et j’étais furax, je suis sortie à 17h du lycée sacrement énervé, la mère de l’élève m’attendait ... pour s’excuser ... Le téléphone confisqué était le sien, c’était un téléphone professionnel, et c’est pour cela qu’elle l’a récupéré auprès du CPE. En contre partie, l’élève fut collé deux mercredi après midi, avec l’obligation de ne rien dire, de ne pas se vanter d’avoir récupérer le téléphone.

Ouf j’avais réussi à rattraper la situation, l’élève s’excusa et respecta le deal.

Deuxième année d’enseignement, dernier mois, 2nd5 :

A la fin de l’année j’ai confisqué le téléphone de l’une des meilleurs élèves de la classe, une élève brillante qui comprend en tout point.

La confiscation l’a rendu méprisante, agressive, je me suis même demandé si on n’allait pas en venir aux mains, elle basait toute son argumentation sur la fait que justement elle comprend tout et s’ennuie en classe.

En fin d’heure l’élève me fait une scène, enchainant habillement soupir, gémissement, plainte, reproches, argumentaire construit ... Une superbe mise en scène, mais quand elle a vu que je ne cédais pas ... Elle à négocié la carte sim, j’ai gardé le téléphone, mais je me suis fait avoir, car ce n’est pas l’objet qu’elle voulait, mais sa carte sim.

Résumons

Le téléphone portable est strictement interdit en cours, son utilisation est un signe ostensible de manque de respect envers l’enseignant.

En choisissant d’utiliser le téléphone, y compris pour regarder l’heure, vous allez au devant d’importants ennuis, et on risque de vous confisquer l’objet du délit.

En tout cas, si il y a bien un sujet sur lequel je ne lâcherais rien, c’est bien sur celui de l’utilisation du mobile en classe, et désormais, je ne confisquerais que la carte sim, car c’est facile à transporter, et cela à une faible valeur. Et toute carte sim confisqué sera conservé par mes soins, afin d’éviter tout court circuitage.

Je vais même me préparer des étiquettes autocollantes pour la correspondance avec les parents.

Septembre 2008 : Changement de stratégie

En raison d’une multiplication des conflits, des parents prêt à toute forme de violence pour récupérer l’objet du délit, et du caractère hautement conflictuel de l’objet, la stratégie de gestion des incidents "téléphones portables" a changée au niveau de l’établissement.

Les téléphones sont désormais interdit dans les bâtiments, et tout contrevenant s’expose à 3h de TIG (Travaux d’intérêt Général).

Toutefois, la sanction n’étant pas assez "forte", l’usage du portable perdure, malheureusement.

Article suivant : Les terminales S, le pied ...


 
Keiran
Le 24 juin 2007

Huumm très intéressant !
Personnellement je n’aurai pas du tout utilisé la même approche, même si l’objet est interdit et l’utiliser est un manque de respect envers l’enseignant (ça je suis absolument d’accord), mais le confisquer une semaine n’est pas forcément une « punition » (je hais ce mot/concept) à la hauteur de l’outrage. Premièrement pour éviter tout risque de “mes parents vont appeler l’établissement”, je pense qu’il serait peut etre bon de faire déposer le téléphone sur le bureau de l’enseignant par l’élève, sans même le toucher, ainsi il n’y a plus accès. À la fin de l’heure il irait le récupérer chez le cpe ou le proviseur si il y a récidive peut-être... Sans oublier des séances de remontrances certes.
Je doute que le rôle du professeur est de se donner une image si négative, même si être l’ami des élèves n’entre pas d’avantage dans ses fonctions, instaurer une bonne ambiance motive surement plus les élèves.
Je pense qu’on peut se montrer strict et ne pas tolérer ce manque de respect sans avoir cette réaction.
Enfin ce n’est que mon avis...

 
Rob1
Le 27 juin 2007

Et bien, j’éspère que votre outrecuidance n’est qu’apparente en effet même si je suis tout à fait d’accord que l’usage d’un téléphone portable n’ a pas sa place en cours il me semble tout de même important de rappeler que lorqu’un élève consulte ses SMS il ne dérange aucunement le cours et donc supprimer un outil de comunication n’est pas nécessaire.

De plus, je préfère dans ma classe expliquer calmement et souvent ( être enseignant réclame une certaine patience ) que l’usage abusif du portable peut nuire aux résultats scolaires plutôt que de privilégier une réaction répressive et incontrolée.

Malheureusement votre réputation est faite et c’est pour cela que certains élèves se montreront peut être plus récalcitrant à votre égard, car vous montrez un manque apparent d’autorité compensée par une "tactique" maladroite.

 
PL
Le 9 juillet 2007

c’est en première année de maths sup. que j’ai eu
mon premier téléphone portable, et à l’époque (en
1998),

Pour info tu as eu ton bac en 1999 ...

 
Vincent ROBERT
Le 10 juillet 2007

J’étais persuadé avoir eu mon bac en 1998, mais oui tu as raison, c’est bien 1999.

 
DecIRC
Le 18 juillet 2007

Waouw... je vois que les critiques passent mal....
Les messages sont effacés s’ils ne vont pas dans le sens du poil !
Pauvres étudiants !

 
Vincent ROBERT
Le 18 juillet 2007

Les messages sont effacés s’ils ne vont pas dans le sens du poil !

Vous parlez de quoi là ?

 
mao
Le 15 août 2007

tro kon les profs :d:d:d:d:d:d

 
prof en détresse
Le 17 août 2007

Et bien cher collègue,je tiens à te faire part de ma douloureuse expérience face à l’usage des téléphones portables en plein cours et ses dérives. J’ai 32 ans, je suis enseignante en anglais et je vis le pire cauchemar digne du meilleur roman de Kafka depuis 5 mois. Voilà : trois petits pervers de deux classes différentes se sont amusés à placer leurs téléphones portables en mode video à leurs pieds sous mon bureau et ont réussi à filmer à mon insu des images qu’ils ont fait ensuite circuler entre eux dans tout le lycée et au-delà. Anéantie par ces images bien qu’à aucun moment on ne voit de visage j’ai porté plainte à la gendarmerie mais l’administration s’est retournée contre moi au vu des images que non seulement ils ont visionnées, mais qu’ils jugent incriminantes car je n’ai pas les jambes croisées derrière mon bureau !!!!! profondément choquée et atteinte dans ma dignité, j’en suis à me demander si je vais encore enseigner...

 
x
Le 18 octobre 2007

Bon perso je suis etudiant..
Jvien dem e fr confisquer mon tel.. j’ai recup la sim..
Si je peut te donner un conseil, la sim on en a rien a foutre, on dit qu’elle marche plus a SFR et ils nous en renvoi une.. au pire sa coute 10euros..
Rendre la carte sim seulement, si on a un autre tel..
Donc vala vala..

 
Vincent ROBERT
Le 18 octobre 2007

Si je peut te donner un conseil, la sim on en a rien a foutre, on dit qu’elle marche plus a SFR et ils nous en renvoi une.. au pire sa coute 10euros

Je ne confisque le téléphone que 7 jours ... ta sim arrivera en 2 jours minimum ... et les lycéens n’ont jamais de crédits sur leur téléphone, alors appeler le service client ... Et sur la sim, il y a souvent les numéros de téléphone ... ;-D

 
Beatnike
Le 19 octobre 2007

Je ne suis pas convaincu par votre approche du mobile. Trop répressif ... remarque c’est à la mode en ce moment !

Et les élèves (que j’ai été) qui rêvent en cours ou qui pense à autre chose, vous les réprimendez aussi ?

Ceci dit, quand on perd sa carte sim, on va dans une boutique officielle du fournisseur, et la sim est faite en 5 min. De plus, avec les logiciels de portable, une sauvegarde du repertoire est facile à faire ...

 
x
Le 19 octobre 2007

En réponse à "Vincent ROBERT"

Moi perso, comme bcp de mes potes, j’ai une carte sim backup, service gracieusement offert par sfr.
Il est vrai qu’il suffit d’aller en boutique et hopla 5minutes ^^

Et aujourd’hui, beaucoup de gens on l’illimité ^^

Sinon, question légalité, que dit la loi sur la confiscation du telephone par nos gentils proffesseur ? : DD

 
x
Le 19 octobre 2007

ps : carte backup pour le repertoire

 
Anonyme
Le 5 décembre 2007

Je suis élève en BTS MUC, je me suis fait confisqué mon portable en cours car je regardais l’heure (ndlr : je n’ai pas de montre hé hé), mon prof énèrvé, le prend, me dit qu’il va le garder la semaine, je le met au défi d’essayer, énèrvé encore plus, il me fait la blague de le jeter par la fenetre (ndlr : 3ème étage), à la fin du cours je lui promet des nouvelles...car je n’étais pas décidé a lacher le morceau comme ca, bref, je me documente de mon coté et j’apprends que en théorie, seul un juge d’instruction peut confisquer un téléphone portable pour une durée de + de 24h. Le lendemain, j’informe mon professeur, doc imprimés à l’appui, que ce qu’il a dit et fait était ridicule. Conscient de son erreur, il m’avoue qu’il souhaitait me le confisquer pour la semaine, mais que devant mes preuves, il a du se résigner.
Donc messieurs les professeurs, sachez que, seul un juge d’instruction peut décider de la possibilité de confisquer un téléphone portable pour plus de 24h.
Et puis ne prenez pas vos élèves pour des cons, ce n’est pas en confisquant les téléphones qu’on apprend le respect (puisqu’il semble qu’utiliser son portable en cours soit un manque de respect) !
Sur ce désolé de m’etre étendu !

 
Vincent ROBERT
Le 5 décembre 2007

car je n’étais pas décidé a lacher le morceau comme ca

Vous inversez la situation, le prof ce n’est pas vous. La scolarité n’est PAS obligatoire après 16 ans, vous avez choisi de faire un BTS, vous vous devez d’en accepter les règles de fonctionnement.

et j’apprends que en théorie, seul un juge d’instruction peut confisquer un téléphone portable pour une durée de + de 24h. Le lendemain, j’informe mon professeur,

Vous n’avez honte de rien !

Donc messieurs les professeurs, sachez que, seul un juge d’instruction peut décider de la possibilité de confisquer un téléphone portable pour plus de 24h

Si vous m’aviez montré ce document, je vous aurais simplement suggérer de porter plainte auprès d’un juge pour récupérer votre portable.

L’auriez vous fait ?

Croyez vous que l’on condamnerait un enseignant qui confisque le téléphone d’un élève s’il l’a utilisé en classe ?

Et puis ne prenez pas vos élèves pour des cons, ce n’est pas en confisquant les téléphones qu’on apprend le respect (puisqu’il semble qu’utiliser son portable en cours soit un manque de respect)

Je le répète, rien ne vous empêche de trouver un BTS dans lequel l’usage du portable est autorisé.

En choisissant un établissement, vous en acceptez les règles. Maintenant, si vous m’aviez présenté votre avocat, je vous aurez probablement rendu votre portable, si si je vous assure, mais vous seriez passé devant un conseil de discipline pour non respect du règlement intérieur, et j’aurais tout fait pour que vous vous fassiez virer de l’établissement.

Il y a des limites à tout, y compris à l’insolence.

 
Anonyme
Le 5 décembre 2007

C’est vrai c’est un choix que j’assume, mais je vais pas me dire : "J’arrete pas scolarité au BAC a cause de mon portable !". Donc tout d’abord excusez moi de ne pas avoir de montre. Croyez-vous que je le fais exprès ?
Et si mon prof avait réellement jeté mon téléphone du 3ème étage ?
Comment réagi l’élève !
Il s’accable ?!
Je veut bien reconnaitre que chacun défend son steak à sa manière, mais il y à des limites, a l’insolence y compris c’est sur !
Si (d’accord cela ne s’est pas passé), le téléphone serait passé par la fenetre, ca aurait compliqué le processus non ?
Bref tout ça pour dire que les élèves, il faut l’avouer, sont un tantinet con, et veulent toujours avoir raison n’est ce pas ?

 
Vincent ROBERT
Le 5 décembre 2007

Je ne vous ai pas demandé d’arrêter votre scolarité, mais juste de vous trouver un établissement moderne et progressiste qui autorise l’usage du téléphone portable en cours.

ça doit bien exister.

Si ça n’existe pas, créez le et devenez vite enseignant pour essayer d’enseigner quelque chose à un groupe d’élève qui utilise librement le portable en cours.

Bon courage.

 
Anonyme
Le 5 décembre 2007

Là n’est pas la question, je ne veux pas travailler dans l’enseignement, je respecte pour le travail respectable qu’ils font.

Loin de moi l’idée de défier ou provoquer, je tiens à le dire. Je cherche juste le dialogue et pas la confrontation.

Mon "usage" du portable en cours se limite à l’heure, je ne suis pas un PDG et aucun élève ne l’est...je crois...chaque portable est équipé d’une messagerie et un texto peut bien attendre la pause.

Je cherche juste des points de vue différents de ceux d’élèves qui cherchent toujours à avoir raison quitte a se retrouver en colle ou en conseil de discipline.
Et puis comment expliquer qu’en si peu de temps, cet objet là a modifié completement les comportement au sein des établissements, voyez à quoi on arrive dans certain cas, ce blog m’a laissé sur le *** !!!

Pour finir, j’ai jamais dit que je ne reconnaissait pas ma faute !

Julien Léger
(Mon nom ne s’affiche pas au dessus du message et vu que je n’ai rien à cacher je préfère le mettre là)

 
Anonyme
Le 5 décembre 2007

Zut j’ai oublié des mots !

"je respecte les profs pour le travail respectable qu’ils font"

Désoléééé !

Julien Léger

 
Anonyme
Le 6 décembre 2007

"Et puis comment expliquer qu’en si peu de temps, cet objet là a modifié completement les comportement au sein des établissements"
La faute a qui ? Ce sont les profs qui ont démocratisé le portable peut etre ?

Un professeur ne demande qu’a faire son cours et c’est normal qu’il apporte une réponse a ce genre de problème. Je suis 7H30 par semaine en amphithéatre a raison de 3 cours magistraux de 2h30. Je peux t’assurer que certains profs finissent au bord de la crise de nerf, et ceux qui "oublient" d’éteindre leur portable énervent a l’occasion le prof + 200 étudiants qui notent. Le pretexte de l’oubli ne vaut pas grand chose, mon portable est toujours en silencieux et ne sonne jamais en cours.

Et oublie le motif de l’heure, tu t’achetes un reveil a casino ou une montre simple a 5 euros et c’est réglé. Ne cherche pas a raisonner en terme de logique avec un professeur, il doit etre crédible, c’est tout ou rien, s’il interdit le portable, il l’interdit complètement pour tout le monde, que tu joues avec, regardes l’heure, commande ta pizza ou appelle ton pote c’est exactement pareil. en cours tu prends des notes ou tu t’abstient de venir.

Si la confiscation du téléphone peut paraitre excessive, elle est necessaire et vu ce qui est dit dans l’article, les élèves sont mis au courant du fonctionnement, c’est a leurs risques et périls de sortir leur portable. Et est-ce vraiment inhumain de ne pas porter la main a sa poche pendant une voire deux heures ?

Arnaud D.

 
Anonyme
Le 6 décembre 2007

Je suis d’accord et j’approuve.
Non en effet c’est pas compliqué, mais bon, en amphi les mentalités évolues et c’est pas la même chose en lycée. Bref, je sais bien que j’ai tort dans l’histoire, tous les élèves dans le meme cas ont tort mais bon...que dire de plus !

Bref ca me donne une idée, peu réalisable en amphi, ca parait difficile a mettre en place mais j’aime bien le principe :
En entrant en classe, le prof demande a ses élèves de déposer TOUS les téléphones dans un carton/boite, que les élèves seront à coup sur de récupérer à la fin de l’heure puisqu’aucun d’eux ne sera manipulé.
Avis ?
Utopique ?

Julien Léger

 
Godan
Le 13 décembre 2007

Bonjour,
Julien : tu as parlé d’une loie que tu avait iprimé certifiant que seul un juge pouvait confisquer un portable pendant plus de 24 H, puis-je te demander où tu trouves tes textes de loi car j’en ai besoin (pas du même texte et pas dans le même contexte).

Godan

PS : Je trouve que l’idée de présenter un texte de loie es trés bonne, car à mon avis ce n’est pas en répondant à un délit par un autre délit que le professeur se rendra crédible, ni toute autre personne d’ailleurs.

Désolé pour les fautes de phrapes et d’orthographe mais nous n’avont pas tous la chance d’écrire comme des profs :P

 
Arnaud DLM
Le 13 décembre 2007

"Désolé pour les fautes de phrapes et d’orthographe mais nous n’avont pas tous la chance d’écrire comme des profs :P"

Ah c’est trop demandé d’écrire en français ? Autant pour moi je pensais que l’orthographe était enseignée du CP au cm2.

"PS : Je trouve que l’idée de présenter un texte de loie es trés bonne, car à mon avis ce n’est pas en répondant à un délit par un autre délit que le professeur se rendra crédible, ni toute autre personne d’ailleurs."

Tu parles de crédibilité ? La tienne est moyenne si tu parles d’un délit a propos d’une confiscation de portable. Ici il s’agirait plutot d’un litige civil.

J’ai vu plus haut "seul un juge d’instruction peut confisquer un portable", pour info, un juge d’instruction statue dans le domaine pénal et non civil, dans les cours d’assises et en correctionnel si je me goure pas. Il est amené a le confisquer dans le cadre d’une mise en examen et des enquetes qu’il est chargé de mener, c’est tout.

Ensuite, en intégrant le lycée, la premiere chose que vous avez faite c’est signer le reglement avec vos parents, donc vous acceptez les regles qui sont écrites plus haut. Ces memes regles sont conforme au droit français donc c’est parfaitement légal de confisquer un portable pour un professeur, commencez pas a sculpter la fumée en invoquant des textes de lois (que vous ne citez meme pas d’ailleurs, linkez au moins ou vous avez vu ça, le numéro de l’article etc...).
Si vous etes tentés de pousser un peu plus loin, allez voir une juridiction de proximité, portez plainte, le juge tranchera en disant que vous etes dans l’obligation de vous plier au lois de l’établissement ou vous etes. Et bim.

Ensuite si vous etes vraiment bornés, les juges, en plus des lois (qui deja ne vous donnent aucunement raison), peuvent utiliser des principes généraux du droit et des maximes, retenez celle la : "La liberté s’arrete la ou commence celle des autres" = Ton portable tu le met de coté pendant un cours pour laisser le prof faire son cours et les autres écouter.

"puis-je te demander où tu trouves tes textes de loi car j’en ai besoin (pas du même texte et pas dans le même contexte)."

http://www.legifrance.gouv.fr/

 
Vincent ROBERT
Le 14 décembre 2007

Voila un discours qui calmera tous les ados en mal de conflit. Et tant mieux.

 
Godan
Le 16 décembre 2007

"Qui calmeras tous les ados ..." Pourquoi pas non plus dire "qui matteras ces petits cons et assieras notre autoritée defaçon incontestable" ...
Sans commentaires.

 
Julien Léger
Le 18 décembre 2007

Ah ! Ca bouillone je sens là !
Pour le lien le voila,
http://www.ac-dijon.fr/personnel/IM...
en cas d’erreur, allez-y lachez vous, montrez moi votre autorité soi disant incontestable, je sais pas, c’est facile je trouve, démonter quelqu’un parce qu’on a le reglement de son coté, c’est légitime d’accord, mais bon, les insultes sont peut etre de trop...!
Les profs ! Tous les mêmes au final ! Hé hé !
Allez va, un peu d’humour ferait pas de mal dans ces cas là, quoique à la vue de ces mots, je commence à douter que vous en ayez !
Bref, je laisse tomber, je m’avoue vaincu ! Les profs sont les meilleurs ! Je m’incline !
Vite un efferalgan !

 
Vincent ROBERT
Le 18 décembre 2007

Ben c’est très simple, si tu me montres ce texte en guise d’argumentation, je ferais tout mon possible, je te le promets, pour que tu prennes la porte, et ce définitivement.

Il existe des tonnes de lois, de règlements absurdes, de textes qui ont été écris à une autre époque ...

En tout cas, je prends note, et je vais militer activement pour que le règlement intérieur du lycée prévoit une mise à pied de trois jours (exclusion de l’établissement) en cas d’utilisation du téléphone portable en classe.

Et d’ici là, je vais continuer à confisquer, car relis bien ton document :

La confiscation serait susceptible d’être annulée par un juge

Il s’agit d’une tournure conditionnelle, rien n’est assuré.

 
Arnaud DLM
Le 18 décembre 2007

Mouais ça a l’air correct mais ça date de 85, ça m’étonnerais qu’il n’y ait pas eu de correction, depuis que ce décret a été pondu, le portable a été largement démocratisé, je pense que l’éducation nationale permet la confiscation d’un portable au dela de 24 heures. Je me trompe peut etre mais honnetement j’ai la flemme de chercher, de toutes façons si tu me cherches trop je te transforme en sheep.

 
Vincent ROBERT
Le 18 décembre 2007

Eléments de réflexions trouvés sur internet :

Non, je repete et je confirme, la confiscation va a l’encontre de la propriete individuelle, reglement interieur ou pas. Ils ont juste le droit de le mettre dehors, lui et son portable

Bla bla bla
Bla bla bla.
C’est un lycée, hein. Pas un tribunal !

Oué mais ce qu’il dit ca peut être un motif pour le refus...

Le refus de quoi ?

Tu préfères peut-être que le proviseur soit hyper procédurier et qu’il convoque à un conseil de discipline pour t’exclure quelques jours ?

A ce tarif-là, ça va être sympa les lycées.

Monsieur le proviseur, je proteste, en application du décret 126-2004 relatif à la protection des genoux, la confiscation de mon jean est un scandale.

J’en appelle à la Cour Internationale de Justice de la Haye.

 ;-D

 
Anonyme
Le 18 décembre 2007

Ouais c’est vrai depuis 85 oui...mais bon, moi si j’ai voulu prendre ce texte la c’est pour aller plus ou moins aussi loin que mon prof l’avait fait en voulant jeter mon portable par la fenetre, enfin j’estimais que ce geste allait loin. Parce que, et la je vous demanderai votre avis, vous balanceriez le portable d’un élève par la fenetre du haut du 3ème étage ?

 
Arnaud DLM
Le 18 décembre 2007

Vincent -----> Théoriquement, les mineurs sont frappés d’incapacité de jouissance partielle donc pour saisir un tribunal faudrait deja l’aval des parents, et ça m’étonnerait que des parents aillent aussi loin pour une histoire de portable ou de fringues ’-’.

Je pense qu’il y a encore un cap a franchir avant qu’un prof comparaisse devant une juridiction pour avoir changé un eleve de place (qui a dit Etats Unis ?)

Anonyme -----> Surenchérir dans l’abus tu crois vraiment que c’est une solution adaptée ?
Si le prof l’avait fait (ce dont je doute) tu aurais été dédommagé.
Le temps du code d’hamourabi, oeil pour oeil dent pour dent est un peu révolu tu ne crois pas ? :)
Contente toi de rester crédible, si un prof menace de jeter ton portable par la fenetre, observe et attends la suite des evenements, pas la peine de sortir des décrets poussiérieux pour prétendre a des pseudo-droits : o

Et ne joues jamais au jeu des décrets avec l’administration, ils gagneront toujours a ce petit jeu la, et comme l’a dit Vincent, un proviseur aussi procédurier que toi t’aurais deja convoqué en conseil de discipline pour insolence et t’en aurait fait baver.

 
*ZoUl"
Le 18 décembre 2007

Pas mal pour un prof de maths.... sauf les fautes... de frappe j’imagine ?.... :-D
La répression est-elle un gage de respect ? hum... j’en doute.
Mais ? j’y pense tout à coup ? l’utilisation sauvage du téléphone portable en cours.... c’est des coups à se mettre en grève ça ! non ? :-D
Pour être respecté, je crois qu’il faut commencer par être respectable et crédible dans son rôle de prof.

 
Olivier
Le 22 janvier 2008

Bonsoir (bonne nuit ?),

Je lis avec beaucoup d’intérêt votre récit sur la tenue d’une classe à notre époque et je me dis que, décidément, dans les années 75, nous étions bien sages...

Par contre, comme le dit un internaute juste avant moi, si votre crédibilité est déjà entamée par votre gestion des conflits liés aux téléphones portables, ne prêtez pas le flanc en parsemant vos articles de fautes de français ou d’orthographe (car elles ne ressemblent décidément pas à des fautes de frappe, désolé...).

Par contre, bon courage pour la gestion de ces énergumènes : ça n’a pas l’air d’être de la tarte !

 
Olivier
Le 22 janvier 2008

Ah et puis j’allais oublier...
A l’attention des élèves (Vincent, tu peux en faire une copie pour ton prochain cours, si tu as envie) :
(préambule : je ne suis pas aigri. J’ai fait des conneries, j’ai payé. Je peux donc parler des tarifs)

J’ai 47 ans.

Ces conneries-là (on en faisait avant l’arrivée des portables...), on les a toutes faites, confits que nous étions dans nos certitudes d’être plus malins que nos vieux cons de profs. Conneries légères, conneries lourdes, aucune importance.

Pendant qu’un prof, compétent ou pas, se lève tôt le matin pour te rentrer du savoir dans le cigare, toi tu t’échines à faire valoir des droits hypothétiques et à jouer les petits coqs de basse-cour de banlieue ou les poules de salon.

On a joué au tarot en cours d’anglais, de la guimbarde en cours d’allemand et j’en oublie.

Seulement voilà. Ça se paie.

Je suis à fond pour le fait d’être idéaliste étant jeune sinon ce serait triste. Mais il ne s’agit pas ici d’idéal. Il s’agit d’une lamentable rébellion stérile.

Nous avons tous payé au centuple les conneries que nous avons faites : un jour, on a un patron et non plus un professeur. Et ce patron, qui aura certainement souvent tort, au moins aussi souvent que le prof, sera celui grâce à qui vous faire bouillir votre canigou. Et ouvrir sa gueule devant lui vous ramènera à la même case que le chômeur que vous voyez tous les jours à la télé.

Parce qu’on peut se rebeller contre un prof mais pas contre le système. Le système, il faut s’en servir, pas lui résister. (pour les forts en français, voir "Le chêne et le roseau" La Fontaine)

Les règles (même pas des lois) érigées par ceux qui vous payent sont encore plus dures à avaler que les règlements généralement équitables des établissements scolaires.

Shootez dans la fourmilière tant que vous avez encore des pieds : les conneries ou les ruades dans les brancards, certains vous les feront payer à grands coups de talons dans les reins. Et juste quand vous ne vous y attendez plus. C’est pas juste mais c’est souvent ainsi.

Ça s’appelle la vie, c’est dur mais c’est comme ça.

"Allô ? T’es où ?"

 
Professeur chanceux
Le 23 janvier 2008

Pour ma part, j’ai la chance d’avoir un reglement intérieur assez strict sur les téléphones portables (peut-être à conseiller à d’autres établissements) :
- 1ère confiscation : rendu le soir à l’élève,
- 2ème fois : rendu après une semaine aux parents,
- 3ème (et dernière) fois : rendu l’avant dernier jour de l’année scolaire (et c’est tout à fait légal !!)
Tous les élèves ayant lu (ou supposé lu) et approuvé par signature le carnet de correspondance dans lequel ce trouve ce reglement, il n’y a pas ’trop’ de protestations.
Personnellement, je donne une "chance" supplémentaire à chaque élève puisque la première qu’un téléphone sonne ou recoit un SMS, je confisque et rend à la fin de l’heure en notant bien l’élève pour appliquer le reglement la fois suivante.

 
Marjorie Melot
Le 29 janvier 2008

Et pour les lecteurs mp3 ça dit quoi ? C’est pas stipulé dans mon règlement...

 
Olivier D. alias ze kat
Le 10 juin 2008

Témoignage interressant.

Pour ce qui est du dérangement provoqué par la sonnerie (appel ou SMS) que l’on oublierait de couper, il est abbérant que les fabriquants ne proposent pas quelque chose similaire à ce que j’avais proposé il y a un an :
Sonnerie programmable selon le jour et l’heure

Et en vous lisant, j’irais même suggérer que les reglages de la programmation soient bloquer par un code pour permettre aux parents de le gérer eux-mêmes.
Par ailleurs, j’ai pû constater que chez SFR, l’age du titulaire du mobile impliqué le blocage de l’accès Internet et autres fonctions. On pourrait aussi imaginer que les FAI bloquent les SMS et les appels (ou basculent sur le répondeur) automatiquement pour des plages horaires définies par les parents.

Par contre, ne vous contentez pas de prendre la SIM. Car ce qui compte pour un ados, ce n’est pas leur numéro, mais le forfait (ou crédit disponible) associé à la carte... Ils peuvent trés bien acheter une nouvelle SIM dans l’heure qui suit la confiscation et vous faire le même tour au cours suivant.
Voir :
Article de InternetActus concernant les ados et leur mobile

 
Philippe
Le 11 juin 2008

Bonjour,

je viens de lire l’article d’Internet Actu et puis ton blog cent20 et en tant qu’enseignant (en IUT/école d’ingénieur) et médecin je te livre ma réflexion sur le sujet.

D’abord, je vois effectivement chez moi tout le côté "passionnel" du téléphone pour les ados au travers de mes deux grands : ils paniquent quand il est en panne, ils expriment leur frustration sur le forfait et sa capacité, ils choisissent en s’impliquant la couleur et la forme de leur portable alors qu’ils sont incapables d’assortir un pull et un pantalon... (ouép c’est des gars).

Parallèlement, les ordinateurs sont pour eux des outils dépassionnés. Ils les "utilisent", ne savent pas (et s’en foutent) qu’ils pourraient les utiliser pour créer, réaliser, faire.
Si tu leur interdis ils utiliseront celui d’un copain, ou jouerons avec une console de jeu.

En cours, il est régulier que des personnes utilisent leur téléphone pour un sms : ça ne me pose pas de souci si c’est discret et respectueux des autres (pas de caractère de provocation, discrétion).

Je trouve ça moins gênant que des parents qui en pleine consultation médicale t’interrompent dans ton examen pour dire "excusez moi docteur, c’est mon portable" et vont ensuite répondre à l’appel tandis que tu prends du retard et t’affliges sur leur impolitesse.

Pour ce qui est de la psychologie de groupe, je pense que tu gagnerais à montrer la loi : brute, dure et ton acceptation des termes de cette loi.

Si tu expliques à tes ados que le portable c’est INTERDIT et que c’est marqué dans le règlement mais que tu comprends bien qu’il y a des nuances et que tu n’appliqueras la loi que si il y a gêne sur ton cours, ils le comprendront mieux que leurs parents et toi tu te retrouveras dans une position d’intelligence et non de conflit.

Quelqu’un qui téléphone dérange ton cours si on l’entend, si il fait circuler des infos aux autres du cours, s’il parle, si ses notes ne sont pas au niveau escompté.

Bref, de mon temps c’était "crimes et chuchotements", échanges de petits mots, messages en code, aujourd’hui c’est plus sain je trouve non ?

 
Arnaud D.
Le 15 juin 2008

"En cours, il est régulier que des personnes utilisent leur téléphone pour un sms : ça ne me pose pas de souci si c’est discret et respectueux des autres (pas de caractère de provocation, discrétion)."

Le problème ne vient pas forcément de la gène qu’ils pourraient causer, mais du fait que leur attention est détournée du cours (10 secondes pour lire le texto, 1 minute pour y répondre, et éventuellement plus s’il raconte a son pote ce que contient le sms qu’on lui a envoyé ça fait beaucoup).

 
soupolait.
Le 29 juin 2008

personnellement je pense qu’un professeur qui se permet de laisser sonner son téléphone en cours ( plus d’une fois) ne peut se permettre de confisquer celui de son élève.
Le professeur est sensé montrer l’exemple à ses élèves.
Après il est clair que vous pourrez argumenter autant que vous le voudrez mon opinion reste étanche à votre avis.

Si le professeur ne montre pas l’exemple à son élève qui le fera pour lui ?

 
Douce
Le 2 octobre 2008

Ma fille va avoir un rapport de la direction de son collège, c’est pourtant une élève modèle elle a eu les félicitations depuis la classe de 6ème, elle est maintenant en 3ème.
Pourquoi un rapport ? Parce qu’une élève lui a volé son téléphone portable, ma fille en a parlé à son professeur, celui-ci a prit la défense de ma fille mais pas la directrice du collège. L’élève qui a volé le portable n’a eu aucune sanction et n’a pu être fouillé car cela est interdit. Ma fille a 13 ans et est en 3ème, trouvez-vous normal que l’on sanctionne ainsi une élève studieuse et respectueuse aimé de tous ses professeurs. Je dois rencontrer ce soir la directrice et j’espère que tout ceci rentrera dans l’ordre. Je voulais ajouter que ma fille éteint son portable avant d’entrer au collège, elle n’a d’ailleurs jamais été sanctionné à ce propos ni pour autre chose.

 
lasl92260
Le 5 octobre 2008

Bonjour à tous,

Je passe simplement pour dire que les enfants d’aujourd’hui sont quand même bien psychologiquement instables...

En effet, la simple confiscation pour une durée déterminée d’un objet tel qu’un téléphone portable les met dans tous leurs états. Pourtant cela fait partie des règles du jeux, ils ont été informés et ont eu le temps de prendre leurs dispositions.
S’ils ont un problème très important à régler, je répondrai tout d’abord que ce ne sont pas des adultes et qu’ils n’ont donc presque aucune responsabilités. Toutefois, il peut exister des cas complexes de problèmes familiaux, cela peut alors se régler lors de l’inter-court ou aux toilettes (la pause pipi autorisée pendant le cours permet aux élèves qui auraient oublié de prendre leur précautions ou bien qui auraient un message important d’y procéder en gardant un contrôle sur ce phénomène : un élève qui sort deux fois faire pipi en une heure à toutes les chances de se faire chambrer par ses camarades)...

De plus je constate chaque jours que rare sont les possesseurs de téléphone portables qui sache les utiliser correctement... Régulièrement on me demande comment on fait pour faire ci ou pour faire ça. J’ai beau ne pas avoir de portables, j’ai souvent réponse à leurs problèmes. Quand à la notation en SMS, moi qui n’utilise de clavier de téléphone portable que rarement, j’ai une cadence de frappe 60% plus lente (quand un habitué met 30sec, j’en met 50) mais je m’efforce d’utiliser plutôt des abréviations conventionnelles (dq dc & bjr ...) et j’ai mainte fois constaté la déformation que peuvent effectués ces modes de conversations débridés : plusieurs fois j’ai vu des abréviations glissées dans des copies, mais pire : un élève qui avait inséré un smiley dans une copie de bio sans s’en rendre compte.

Vous l’aurez sans doute compris, je suis contre l’usage du téléphone portable, pour plusieurs raisons, la première étant pécuniaire, la plupart des utilisateurs ayant des forfaits entre 20 et 40 €/mois et se plaignant d’une baisse du pouvoir d’achat. Alors qu’une bonne vieille carte téléphonique permet d’appeler pour des prix trés compétitifs et d’à peu prés partout. Si le besoin trés urgent se fait sentire, il est toujours possible de demander à quelqu’un de "vous lacher un peu de forfait" suivant l’expression consacré, ou bien en lui demandant poliment s’il peut nous preter son portable tout en précisant la personne à appeler, et si la personne à un forfait convenable elle se fera un plaisir de vous aider. (d’après mon étude 25% des personnes intérogées répondent positif à mes demandes). Je pourrais même rajouter qu’avec un peu de politesse on peut tout faire, par exemple lorsque vous êtes dans un aeroport et que vous voulez consulter/écrire (relativement rapidement bien sur ;-) ) des mails vous pouvez toujours tenter l’approche des personnes qui ont leur ordinateur portable sortit (taux de réussite 50%). J’ai même déjà envoyé un mails ainsi que mis à jour mon site de suivi de colonie de vacances via un téléphone portable dans un Aeroport Américain, en plein dans une file d’attente pour l’embarquement.

Pour finir, je ne saurais que conseiller aux professeurs d’interdire l’utilisation des téléphones partables pendant leurs cours, mais un problème se pose, c’est la question de la coordination : pour être mieux compris et respécté par ses élèves il vaut mieux que tous les professeurs d’une même classe adoptent la même stratégie car lorsque seulement un seul professeur applique cette règle à la lettre de nombreux "oublis" oupa peuvent survenir.

Certains pourrons sans doute dire que je suis un professeur un peu vieux jeu, et que je ne comprends pas les problèmes des jeunes d’aujourd’hui, mais je serais alors désolé de vous mettre dans l’erreur étant donné que je ne fait pas partit de ce corps, mais bien de celui des etudiants car cette année de mes dix huit ans me voilà entré en mpsi, ou j’ai pu constater que pour réussir l’usage du téléphone portable était totalement incompatible...

Je vous laisse le soin de méditer ces propos, et reste à votre disposition (prévenez-moi par voie de mail) si vous avez des questions sur mon arguementation.

PS : en ce qui concerne la pause pipi préciser les limitations, notement pendant les interros sinon gare aux abus...

 
Josyanne LEDAIN
Le 11 novembre 2008

En tant que vieille enseignante, (je pars à la retraite en juin), je ne confisque pas systématiquement un portable qui sonne, même si le réglement intérieur du collège le prévoit ; en fait, je m’adapte à l’élève ; je m’explique : celui qui se met à rougir et que je connais comme étant sérieux aura droit à mon indulgence ("tu éteins et on n’en parle plus"), en revanche, celui que je surprends à écrire sous son bureau des messsages, lui aura droit à l’application du reglement intérieur (ses parents devront en personne venir récupérer le portable chez la Principale-Adjointe). Il faut quand même savoir que des élèves s’envoient des SMS pour se donner rendez-vous dans les toilettes pendant le cours ! Mais les fautifs sont aussi les profs qui les laissent sortir alors que la récré est faite pour ça...En fin, c’est pas si simple, car j’ai eu un élève en 4ème qui a uriner en classe (pas par provoc, c’était pas le genre) parce qu’il ne pouvait plus attendre.
Bref, bon courage à tous les nouveaux enseignants mais si j’ai un conseil, ne faites pas des élèves une généralité et essayez de voir comment à leur âge il aurait fallu vous parler.

 
den
Le 14 février 2009

Bonjour,

Je suis CPE et ce problème me touche particulièrement.
Pour revenir sur la règle, soyons précis.
L’interdiction du portable dans un établissement scolaire est impossible tant en droit qu’en pratique.
En ce qui concerne la loi, l’atteinte à la propriété privée ne peut prendre la forme d’une interdiction absolue mais doit être limitée.
En gros, on ne peut dire "la détention du téléphone est prohibée au sein de l’EPLE", par contre on peut en interdire l’usage (quel qu’il soit) dans l’enceinte de l’établissement.
Concernant la confiscation, elle est parfaitement légale, à partir du moment où l’élève remet volontairement l’objet.
Au regard de la charge affective que représente le "mobile", il est parfois difficile de se le faire remettre mais je suis toujours parvenu à mes fins.
Il existe des techniques pour l’obtenir lorsque les menaces de base ne fonctionnent pas.
Déjà, je ne lâche rien et suis près à bloquer l’élève aussi longtemps qu’il le faut (plus facile pour moi car pas de classe à gérer).
Ensuite, il sait que plus il attend plus la punition (ou sanction) va être lourde.L’arme fatale étant l’appel aux parents, à qui on demande de venir reprendre eux même l’appareil afin de nous le remettre (généralement la menace et le fait de saisir le téléphone suffit).
En désespoir de cause, je demanderais à la direction une sanction qui donnera très envie à l’élève de remettre son téléphone la fois suivante.C’est quand même stupide de prendre une semaine d’exclusion pour refus d’autorité alors que donner une téléphone est si simple.

Au delà soyons bien clair, les modalités de restitution du téléphone doivent être prévues de manière très précise par le règlement intérieur ainsi que la durée de confiscation.
Il est IMPOSSIBLE de garder le téléphone jusqu’à la fin de l’année.
La dernière jurisprudence dont j’ai eu connaissance parlait d’un délai raisonnable de restitution.
Concrètement si on le rend en fin de journée, il n’y a aucun problème.
Je pense qu’une semaine passe encore mais là en cas de contestation, c’est le juge qui apprécie le caractère raisonnable du délai.
Personnellement je finasse... je le garde au minimum jusqu’au soir (à 18h) puis j’avertis les parents qu’ils peuvent venir récupérer la bête quand bon leur semble, ainsi le délai réel de restitution peut vraiment grimper mais on est dans les clous dans la mesure où les parents sont mis en capacité de reprendre le téléphone. De plus, ils vont se lasser très vite de venir chercher le téléphone de leur cher bambin.

A titre personnel et contrairement à certain (une toute petite partie) collègues enseignants, j’applique strictement la Loi et le règlement intérieur, ce sont eux qui légitiment mon action au quotidien, je ne peux l’invoquer si je ne l’applique pas. Ex : je ne donne jamais de punitions collectives et ne comprends pas qu’on puisse diminuer la note d’élèves pour des problèmes de comportements (si si certains le font).

Quant à l’exemplarité, c’est une nécessité si on veut se faire respecter... : Jamais mon téléphone ne sonne, Jamais je n’ai d’écart de langage avec les élèves et j’exige que mes surveillants suivent ces préceptes.

Au delà, soyons bien clair, il est inutile de se démener seul à faire appliquer une règle. Les règles au sein d’un collège ne sont pas affaire d’appréciation personnelle, pour être reconnues de tous les élèves et appliquées, tous les adultes de l’établissement doivent avoir la même ligne directrice. Si un enseignant confisque systématiquement alors que son collègue laisse les élèves tapoter leurs claviers à leur guise, on ne s’en sort pas.

 
maxime HERTWECK
Le 3 mars 2009

si mon prof me confisque mon tel une semaine OK mais je lui confisque ses pneus de voiture mais definitivement il comprendra la prochaine foi en general ils veulent jouer aux plus malin comme notre cher ROBERT avec moi ils ont jamais gagner vincent ta eux de la chance de pas m’avoir eu en cour c’est moi qui te le dit !!

 
Jibor
Le 7 mai 2009

Je trouve le rédacteur un peu réac’ quant à sa manière de gérer une situation quand cela touche au téléphone portable.

Sous prétexte qu’il est professeur, il croit pouvoir faire comme bon lui semble.
Je rappelle qu’un professeur tire son pouvoir de la loi, et que dès qu’il en dépasse les limites, dès qu’il abuse de ce pouvoir, il est par définition hors-la-loi.
Ainsi, un professeur qui en vient au main avec un élève est hors-la-loi et doit être traité comme tel (Violence sur mineur avec circonstance aggravante (fait dans un lieu public)).

La réglementation quant au téléphone portable précise que la confiscation peut avoir lieu dans un délai raisonnable. C’est-à-dire une journée.
Au delà, il apparait que le professeur se met dans une situation à risque.
En effet, peu de parents iront loin pour une histoire de portable, mais ils suffit de tomber sur un chieur ou tout simplement un légaliste pour se retrouver mal, voire très mal, d’autant plus si le professeur garde le téléphone lui même et ne le confie pas à l’administration.

Je suis même prêt à parier que si un élève se rend à l’administration, une fois le délai de 24h écoulé et avec des références légales (car même si elles datent de 85, elle sont encore en vigueur tout comme la loi Du 6 Fructidor An II), il se verra son portable gentillement remis par l’administration.

 
Anonyme
Le 19 mai 2009

Bonjour,

Je suis C.P.E. Quelques remarques sur ma pratique :

par principe, les enseignants gèrent leur classe, y compris le problème des portables. S’il en vient un sur mon bureau, les parents viennent le récupérer. Comme ça traîne le plus souvent, c’est moi qui les appelle, je ne veux pas en assumer la responsabilité. Si je revois un portable (cas pas encore constaté), c’est la direction et une longue confiscation.

le règlement est super, il est écrit que "les élèves ne doivent posséder que des objets nécessaires à la scolarité". C’est clair et responsable.

Nous offrons à tous les élèves et tous les parents l’accès à nos téléphones pour se contacter. Si un parent a besoin que son enfant possède un portable (sur le trajet ou en raison de problèmes familiaux), aucun problème.

J’ai un portable de service et il doit rester actif. S’il sonne en présence d’élèves, je le justifie et je n’ai jamais eu aucune remarque. Pour les professeurs, ce sont des responsables de famille qui ont besoin, parfois, d’être contactés.

Je pense que garder le portable sur le bureau du professeur est dangereux car il y a risque de vol.

Enfin, bref, même si c’est un collège, tous ont un portable. Malheureusement. Si je le pouvais, je confisquerais systématiquement à l’entrée (sauf les cas exceptionnels évoqués plus haut). L’institution n’est pas assez claire à ce sujet.

Steff.

 
Tito
Le 16 juillet 2009

Bonjour tout le monde.

Je passais par là par hasard, je me suis pris à lire vos échanges et j’avais envi de donner mon sentiment sur le sujet, car (au quel bonheur !)
Internet permet de balancer n’importe quoi en tant qu’anonyme.

Quel débat ! Mais la vérité est ailleurs !

Situation : J’ai une équipe de jeunes "ingénieurs" et techniciens sous mes ordres fraichement sortis de l’école. Je suis en fait chargés d’intégrer les nouveaux (les scolaires) à nos équipes. Il m’arrive forcément d’organiser avec eux des réunions qui peuvent aller de quelques minutes à plusieurs jours (mais j’autorise les gens à retourner chez eux le soir (humour))

S’agissant des "portables perturbateurs" (car il s’agit de ça et pas de libertés quelconques, de droits ou encore de nécessités familiales ...) Ces collègues savent que, en ma présence et à ces moments là, j’exige que toute l’attention soit portée sur l’objet de la réunion.

Je ne m’étend pas sur le pourquoi du comment ou sur ce qui me permet d’exiger. J’exige et j’impose sans forcément me justifier et j’invite avec un grand plaisir ceux qui sentent des velléité de rébellion à se manifester (Après tout, même moi j’ai le droit de me divertir ou de bizuter un bleu). Bref, je suis en complète contradiction avec pas mal de monde versé dans la psychologie ou avec ce qui peut être enseigné en IUFM. Cela dit, ça marche et ça marche bien et j’ai même le sentiment que c’est parce que je suis dans cette contradiction que ça marche aussi bien. En outre, mon but n’est d’ennuyer personne ; tout ce que j’impose, je le fais pour le bien de l’entreprise, du travail qui y est à faire et de ceux qui le font.

Malheureusement, il est vrai, qu’aujourd’hui nos professeurs sont dans un système qui ne leur permet pas beaucoup (encore faudrait-il qu’ils le veuillent) de s’imposer comme le "mâle/femelle dominant(e)" de la salle de classe. Ce qui permet à nos (vos) chères têtes blondes (à claques ?) de jouer avec la limite (sur la question du portable ou sur d’autre chose) Franchement, je compatis et je pense que ça serait bien moins facile pour moi si j’étais enseignant. Mais si il ne s’agissait que de vous et de vôtre quotidien en classe !

D’autre part, je tiens à signaler, parce que ça me démange aussi, qu’aujourd’hui un portable est beaucoup plus qu’un simple outil de communication (vous datez de quand ?) Depuis quand le retrait d’une sim empècherai de jouer avec son portable (jeux, internet, msn, dictaphone, appareil photo, enregistrement de mini vidéo ...) encore une fois la vérité est ailleurs.

Mais bon, si ça peut vous soulager, dites vous que quand il seront sur le marché du travail, je ferai largement tout ce que beaucoup d’entre vous avez toujours eu envi de faire sans le pouvoir. Et l’ironie dans tout ça est qu’une fois que mes collaborateurs quittent mon service pour prendre leurs vraies fonctions, ils me disent "Il était temps qu’on nous apprenne la vie, la vraie, pas la scolaire"

Sincèrement, bon courage à vous les profs ! Vous méritez tout le soutien qu’il est possible de donner !

Tito

 
Anonyme
Le 14 septembre 2009

Pourtant j’ai vu sur un journal que les téléphones portables étaient interdits de confiscations il pouvait y avoir des sanctions mais pas de confiscations (journal le monde)

 
flavien75
Le 8 novembre 2009

Bonjour je suis étudiant en 3eme année de droit et je désire rentrer en iufm l’année prochaine afin de devenir enseignant.

Cependant beaucoup d’enseignants aujourd’hui vont outre leurs droits et heureusement que les élèves ne s’en rendent pas compte.

Je fait allusion au moment ou vous dites avoir fermer la porte clef afin d’empêcher l’élève de quitter la salle.
Vous devez le laisser allez en étude accompagner d’un élève (déléguer par exemple) car il s’agit la de retenir une personne contre son gré par la ruse,et cela est puni par la loi.

Quant a la confiscation du téléphone si les parents de l’élève se présentent pour le récupérer ou plus communément le propriétaire du bien (portable) l’enseignant ou le proviseur de l’établissement se trouvera dans l’obligation de rendre celui-ci, sinon il pourra alors être poursuit pour vol.

 
Kris
Le 20 janvier 2010

Je trouve tout ce débat hallucinant. Le portable n’a rien à faire dans une salle de classe et devrait être éteint au début du cours, comme dans un avion ou dans un service de réanimation, et le rester jusqu’à l’interclasse. Point.

Il suffirait en début de cours de procéder à une "cérémonie d’extinction", le téléphone restant éteint et bien en vue sur la table pendant la durée du cours.

Les élèves ne se rendent même pas compte à quel point cet engin (ainsi que les facebook et autres msn) leur nuit : perte de temps, échanges jusqu’à la nausée de propos et de messages indigents, prolongation et amplification de conflits ou de moqueries qui jusqu’alors cessaient avec l’arrêt des cours, permettant à chacun de se calmer... maintenant au contraire un conflit entre élèves, débuté en classe, se rpopage toute la journée via SMS et coups de fils, et se poursuit encore sur msn ou facebook alors que les enfants sont chez eux. Ce qui fait que le lendemain, les choses se sont encore envenimées, les protagonistes n’ayant pas eu le temps de prendre quelque recul que ce soit.

Pour terminer je précise que j’ai un portable, deux comptes Facebook et un Myspace, mais je peux m’en passer aussi...

 
Videa
Le 15 octobre 2010

Je suis vraiment outrée de lire ce texte, que je trouve totalement odieux. Ne punit-on pas le vol ?
Je n’ai pas de montre et lorsque je regarde mon téléphone, c’est pour voir l’heure. Oui, on peut avoir des raisons différentes de la regarder, comme une prise médicamenteuse à horaires fixes par exemple... Ou simplement pour voir quand le cours se termine, savoir si tout se passe bien en cas de problème,... Et le jour où un professeur me fera une remarque, il n’aura pas mon téléphone, c’est simple. On ne vole pas les affaires des gens.

Comment dans une école où on prône le respect on se permet d’être aussi méprisant et irrespectueux ? Où est la pédagogie dans la frustration ?

De plus, je trouve ça proprement inadmissible de voir un professeur écrire aussi mal puis exiger qu’on l’écoute. Moi monsieur, le jour où un de mes professeurs écrira de cette manière, soyez certain que je ne lui accorderai plus le moindre crédit.

 
Telt
Le 4 septembre 2011

Bonjour ou bonsoir

Je trouve scandaleux que des personnes prétendument si "sages" que nos bons professeurs bien aimés ne trouvent pas la solution à ce problème qu’est le téléphone portable.

Je suis un étudiant belge Montois (de Mons) qui va de la semaine à Ath dans un internat, j’ai 15 ans et suis en 5ème secondaire (faut faire le changement frontalier) et je compte devenir prof plus tard.

J’utilise moi aussi mon téléphone en classe tant soit-il pour des futilités que pour des choses importantes : sauf que le problème est là ! Selon ce bon Vincent Robert qui se fait menacer de se faire voler ses 4 pneus par un internaute : un élève ne PEUT pas avoir de choses importantes. Il a raison ! L’élève en question, si ce n’est pas pour fuguer ou se suicider (ou d’autres raisons à risque pour lui), ne sait pas mettre sa vie en danger.

Un problème pour un jeune qui paraît bénin aux yeux d’un prof ne l’est pas du tout pour un élève. Il ne faut pas parler de mettre sa vie en jeu pour une jeune pour que le problème ne soit pas jugé comme un.

Venons-en au fait.

Prof : Ces jeunes qui n’ont aucune orthographe vont venir nous dicter la loi au sens propre du terme !

Élève : Vazi gen ai mare que ses pu***n de prof me fase chié avec leur loie débil !

Il faut voir les choses de cette manière : Les profs ne sont pas tout blanc et les élèves ne sont pas tous noirs (jeu de mot).
Les élèves sont gris et les profs aussi. Que les profs trop sévères apprennent à lâcher du lest de temps en temps et que les profs qui laissent tout faire punissent de temps en temps les élèves les plus récalcitrants.

Conclusion :
Vincent Robert est quelqu’un qui à eu à faire à une et des classes des pires (Chaque classe à ses cancres et ses lauréats) et cela à modifié sa manière de punir et il en oublie l’impact psychologique sur ces non-responsables de jeunes. J’espère ne pas devenir aussi froid que lui plus tard quand j’enseignerai si j’enseigne un jour et je prie Dieu pour tomber sur une bonne classe, si, toutefois, ça existe.

Je met au défi ceux ou celui qui liraient se message de trouver les rares fautes d’orthographe que j’ai faites.

Nicolas , étudiant belge

 
Telt
Le 4 septembre 2011

Ah oui petit oubli (ça arrive à tout le monde sans aucune exception) j’ai une montre et jamais je n’ai faussement prétexté regarder l’heure les fois ou je n’avais pas ma montre. Et les rares fois ou j’étais en tort et m’étais fait confisquer mon GSM, j’ai protesté (les émotions l’emportent sur la raison), jamais je ne l’ai donné de plein gré.

 
zigou
Le 1er octobre 2011

Incroyable les rôles s’inversent !!!!!! Je suis tout à fait d’accord avec toi : les portables n’ont pas lieu d’être utilisés en cours et l’élève qui s’en sert doit être sanctionné. Regarder l’heure encore passe... 1 semaine c’est peut être trop long comme sanction car malheureusement le portable est devenu essentiel pour certains, qui font véritablement corps avec... Je n’ai pas encore été confrontée à ce genre de situation puisque je débute, mais je pense que si cela se présentait, je demanderai à ce que le portable soit rendu le lendemain par le CPE ou le principal. Sinon j’ai vraiment été absorbée par ton texte sur ta 1ere année d’enseignement, et je vais continuer à lire ce que tu écris. Pour ma part, je suis prof d’espagnol contractuelle en collège depuis septembre 2011 (jai fait une vacation de un mois l’an dernier et ils m’en ont fait voir de toutes les couleurs), à mi temps, jai des 4èmes et des 3èmes, les classes sont tres différentes ; pour résumer jai une classe de 4eme ou cest le bordel (soutien 1h par semaine), 2 classes de 4ème (chacune 1h par semaine en soutien aussi) ou cela se passe tres bien, et 2 classes de 3eme (3h chacune) ou le lundi matin ca se passe tres bien par contre le jeudi aprem et le vendredi aprem sans que ca soit le bordel (quoique...) ce nest pas le calme non plus !! dur dur de commencer, tout est question de dosage... En tous les cas bonne continuation à toi et bon courage.

 
octaveauguste
Le 24 décembre 2011

Ce billet date un peu, mais il n’est pas inutile de préciser que la confiscation n’a aucun fondement légitime et qu’elle est tout à fait illégale. Elle expose même son auteur à des poursuites pénales.

Rappelons que l’article 311-1 du code pénal définit le vol comme "la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui". Et le fait que l’élève remette volontairement son portable ne change rien au caractère répréhensible de la confiscation. Bien au contraire, si cette remise se fait sous la contrainte, elle devient un fait d’extorsion, que l’article 312-1 du code pénal définit comme "le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque."

Qu’un portable soit gênant en cours, c’est possible, même si la première victime est l’élève lui-même. La confiscation, surtout prolongée, n’est pour autant pas une solution appropriée. Et il est plutôt indécent de prodiguer des leçons de morale sur le sujet quand on adopte soi-même un comportement de délinquant.

 
Valdria
Le 26 janvier 2013

Bonjour,

Selon moi, la solution à la célèbre réplique "je regardais l’heure", n’est-elle pas simplement et à moindre frais d’équiper les classes d’une horloge (ou autre moyen d’affichage de l’heure).

Et pourquoi pas pour les collèges et lycées de faire du cours de technologie l’occasion de créer des horloges par les élèves.

Bon courage pour la suite.

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